Bien-être au travail : quand les start-ups jouent la carte du confort – Actuel Nouvelle-Calédonie

Bien-être au travail : quand les start-ups jouent la carte du confort

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Micro-siestes, massages, animaux de compagnie, le confort au travail a le vent en poupe ces dernières années. Désormais, productivité et confort sont deux choses complémentaires et les start-ups l’ont bien compris. Aujourd’hui, la qualité de vie au travail, aussi appelée QVT, est au cœur des discussions.

Bien-être au travail une obligation légale

Le bien-être en entreprise est à différencier du bonheur qui porte une connotation plus individuelle. Le bien-être, plutôt collectif, rassemble plusieurs éléments : environnement, entente entre collègues, sérénité avec la hiérarchie, etc. Depuis 2017, la loi impose aux entreprises d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de leurs salariés. Cette obligation passe par les mesures suivantes :

  • Préventions aux risques professionnels
  • Action d’information et de formation
  • Mise en place d’une organisation et de moyens adaptés

Mais cela va plus loin puisque l’OMS s’en mêle, en particulier côté santé mentale. Pour l’organisation, la santé mentale est un indicateur du bien-être au travail. Selon eux, on estime à 1 000 milliards de dollars par an, le coût de la perte de productivité dû à la dépression et à l’anxiété pour l’économie mondiale.

Pour améliorer le bien-être au travail, les entreprises ne lésinent pas sur leur imagination et certaines donnent tout pour permettre à leurs salariés d’être contents de venir travailler.

Soigner le cadre de travail

L’environnement est certainement le point numéro un. Comme votre appartement, un environnement qui ne vous plaît pas, qui est sale ou mal entretenu ne donne pas envie de sourire. Pour le travail, c’est la même chose. Ainsi, il est recommandé d’opter pour de la lumière naturelle, des couleurs chaleureuses et joyeuses, des plantes vertes. L’organisation doit être élaborée pour faciliter la vie des salariés. Cet environnement doit refléter le dynamisme que l’entreprise attend de ses salariés. De plus en plus de personnes cherchent à adopter un mode de vie sain et équilibré. Et cela passe obligatoirement par l’environnement où il passe le plus de temps dans leur journée. Cette démarche doit se ressentir dans l’entreprise, jusque dans l’assiette. Pour ça, les entreprises n’hésitent pas à opter pour des menus sains à la cafétéria et proposent des activités sportives et de détente.

Micro-siestes au travail

Tous les professionnels de la santé en conviennent : la sieste est bénéfique pour tout le monde et en toute circonstance. Parmi les nombreuses vertus de cette pratique, la sieste permet de baisser le taux d’hormones liées au stress, améliore la concentration, augmente nos capacités de mémoire et libère notre créativité. Le Monde a publié une étude de la NASA qui détaille que la sieste au bureau augmente de 35 % la productivité des employés et réduit les risques d’accident du travail. Pour que ce soit bénéfique, il est tout de même essentiel de respecter les temps optimaux. Même s’il existe des siestes longues (minimum 1 h 30) et des micro-siestes (entre 5 et 10 min) , la sieste à privilégier sur le lieu de travail est la sieste courte (entre 15 et 20 min). Elle permet de retrouver toute l’énergie nécessaire pour le reste de la journée. Ce temps n’impacte pas le temps de travail.

Bien que la sieste a, pour la plupart d’entre nous, une connotation négative voire pire, traduit une flemmardise, elle reste un besoin naturel. En Chine par exemple, le droit au repos est établi depuis 1948 dans la Constitution. L’empire du Milieu perçoit la sieste comme un bon moyen de se reposer et d’être plus productif. Toujours en Asie, au pays du soleil levant, on estime que la sieste traduit la fatigue, qui est un signe de bon travail. Dormir quelques minutes au bureau est alors encouragé.

Contrairement aux idées reçues, en France, de grandes enseignes comme Renault ou Adidas proposent à leur salarié des espaces de siestes avec des sièges massant et des espaces composés de coussins moelleux.

Massages au travail

En plus des siestes au travail, le massage fait partie des nouvelles tendances dans le domaine du bien-être au travail. Il permet de lutter contre le stress et l’anxiété au travail, mais surtout, il permet une amélioration de la performance et de la rentabilité des salariés.

Contrairement aux idées reçues, la position assise n’est pas une position confortable et encore moins naturelle. Elle peut causer des troubles musculosquelettiques. Naissent de cette pathologie, des lombalgies, voire des douleurs cervicales.

Au-delà des avantages du massage en temps normal, l’adapter au travail permet d’améliorer la position ergonomique, et de prendre conscience de son corps.

Opter pour le massage au travail apporte plusieurs bénéfices :

    • Gestion du stress et des tensions nerveuses,
    • Prévention des troubles musculosquelettiques,
    • Détente musculaire,
    • Relaxation,
    • Amélioration de la concentration.

Amener son animal de compagnie

L’idée peut paraître farfelue et pourtant, la loi n’interdit pas à un salarié d’amener son animal de compagnie au travail. Les établissements de santé, les entreprises du secteur alimentaire et les administrations publiques ne sont pas concernés par cette autorisation. Attention, exception faite des chiens de 1re catégorie, leur présence étant interdite dans les locaux ouverts au public. Bien entendu, amener son chien au sein de son entreprise nécessite une organisation préalable, en commençant par la lecture du règlement intérieur. Il est préférable de se mettre d’accord avec l’employeur, les collègues, les zones accessibles aux animaux et la responsabilité civile du propriétaire (ramasser les déjections,…).

La présence de son animal de compagnie au bureau favorise la productivité dans la mesure où l’employé s’oblige à prendre des pauses régulières pour sortir son compagnon de vie. Il s’aère l’esprit et revient à son poste plus motivé. En plus, il ne sent pas que son petit compagnon l’attend à la maison et prend le temps de terminer ses tâches dans le calme et la sérénité.

Plus de confort pour plus de résultats

Différentes études se sont plongées dans le sujet bien-être au travail. Il en ressort que les salariés au travail sont plus productifs de 12 à 13 %. Cela passe par le bien-être physique (confort de l’espace de travail, ergonomie des bureaux) et le bien-être psychologique pour permettre à l’employé de se concentrer pleinement sur ses tâches en toute sérénité. L’Observatoire Actineo publie une étude en 2019 révélant que sur 50 % des personnes interrogées, l’espace de travail a un impact sur leur confort professionnel. Plus inquiétant, la synthèse DARES publie la même année que 22.4 %, des personnes interrogées considèrent qu’elle se sent obligée de prendre des risques au travail pour leur santé mentale ou physique. D’après l’étude « Diagnostic de la motivation dans les entreprises françaises » (le Cercle pour la motivation), la qualité des interactions avec ses collègues est un facteur de motivation pour 24 % des personnes interrogées. Enfin, d’après une étude effectuée par Malakoff Médéric Humanis en 2019, le télétravail augmente l’efficacité au travail pour 9 salariés sur 10. Un constat partagé par 67 % des managers interrogés et 79 % des dirigeants qui encadrent ces salariés.

Chaque membre au travail se voit responsable du bien-être au travail de ses collègues. Dirigeants et salariés se voient contribuer au bien-être commun. Même si la direction a un pouvoir décisionnel sur la mise en place des aménagements, le manager, la RH, mais aussi les salariés jouent un rôle déterminant dans le confort de chacun au sein de l’entreprise. Une société qui souhaite instaurer le bien-être au travail peut adopter des démarches en fonction de son budget et de la taille de son entreprise. Chaque poste doit être étudié en fonction et chacun d’eux possède ses propres conditions. Mais la volonté de favoriser l’épanouissement des salariés et l’implication de l’ensemble des acteurs de l’entreprise ne sont pas pour autant impossibles.

Par Cindy Johnston

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Publié par - 13 avril 2020 0
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