Point G, et si c’était vrai… – Actuel Nouvelle-Calédonie Magnum

Point G, et si c’était vrai…

Découverte il y a plus de 60 ans, l’existence du point G est toujours contestée par certains scientifiques. Pourtant, cette zone érogène a été identifiée par bon nombre de femmes qui expliquent comment, avec un peu de patience, on peut rejoindre cette destination secrète.

 

G comme… Grafenberg

Le point G doit son nom peu sexy, il faut l’admettre, à un médecin allemand. Le Dr Ernest Gräfenberg fut le premier à décrire, en 1950, cette zone érogène du vagin d’une extrême sensibilité, qui gonflerait et libérerait un liquide lorsqu’il est stimulé. Soixante ans plus tard, et malgré une certaine libération des corps, son existence même est toujours controversée. En 2010, l’honorable King’s College de Londres a conclu que le point G n’existait pas, après une étude de longue haleine sur 1 800 femmes britanniques. La fin d’un mythe ? Pas du tout. Deux ans plus tard, l’Institut gynécologique de Saint-Pétersbourg, en Floride, a conclu que le point G avait bien une réalité anatomique grâce à l’autopsie d’une femme de 83 ans.

Où se trouve-t-il ?

Laurence, la responsable du magasin Planet X, « préfère parle d’une zone plutôt que d’un point ». « Partout, sur votre corps, vous avez des zones érogènes comme le cou, les pieds, les seins et qui ne sont pas aussi identifiables que le clitoris ». Cette zone méconnue se situerait contre la paroi antérieure du vagin (côté pubis), à mi-chemin entre le col de l’utérus et l’os pubien.

Avis aux sceptiques, les sensations semblent ne seraient pas les mêmes que celles d’un orgasme vaginal. « C’est une autre zone, qui procure un plaisir un peu similaire à celui du clitoris mais de manière plus intense », rapporte Laurence.

Comment s’y prendre ?

Soyons clairs, le point G n’est pas un bouton magique sur lequel il suffit d’appuyer pour atteindre le Nirvana. « Une personne qui n’a jamais été stimulée à cet endroit dira qu’elle ne ressent rien », prévient Laurence. Autrement dit, ne vous découragez pas au premier essai. Le point G est comme un lieu endormi qu’il vous faut réveiller en le stimulant. « Le cerveau doit prendre conscience de cette zone », précise Laurence. Seule ou à deux, avec ou sans sex toy, l’essentiel est de partir à la découverte de son propre corps. Certaines positions sont plus recommandées que d’autres, comme la position accroupie ou assise sur le bord d’une chaise si vous êtes en seule. En couple, la zone sensible sera davantage stimulée en position amazone, en lotus ou si votre partenaire se trouve derrière vous (lire Osez découvrir le point G, collec. La Musardine).

Une chose est sûre : trouver le point G n’est pas une étape indispensable pour éprouver du plaisir. Il s’agit avant tout de curiosité pour celles qui ont envie de développer leur éventail sensoriel.

Les hommes aussi

Bien que ce sujet soit très souvent réservé aux magazines féminins, le point G existe aussi chez les hommes. Il se situe au niveau de la prostate, et peut être stimulé via la partie ô combien intime qu’est l’anus. On parle parfois de point P, comme prostate. « Au risque de surprendre votre partenaire au début », cette zone érogène « provoque un orgasme intense et souvent très rapide », prévient Laurence. De nombreuses études médicales ont également révélé que cette stimulation pouvait favoriser les spermatozoïdes et diminuer les risques de cancer de la prostate.


 

Témoignage

Karine, 43 ans

« Il faut avoir envie de se découvrir ». En couple depuis longtemps, Karine n’a réellement « découvert la sexualité qu’à 41 ans ». « Une question d’éducation », selon elle. Nathalie, l’associée de Laurence au magasin Planet X, lui parle un jour de cette zone érogène et de ses effets, avec quelques conseils à la clé. « J’ai d’abord commencé seule, au calme, à peu près un  quart d’heure, trois fois par semaine. Il faut une certaine excitation et faire travailler son imaginaire. » La stimulation de cette zone, légèrement râpeuse au toucher, provoque « des sensations un peu gênantes, comme un besoin d’uriner ».

Karine suit à la lettre les recommandations du livre Osez découvrir le point G, jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive qu’elle a « omis » un point : « Je ne retenais, alors qu’au contraire, il faut continuer de pousser ». Au bout du deuxième mois, elle parvient au point culminant, avec la sensation d’avoir découvert quelque chose de vraiment différent. « J’avais toujours pris du plaisir. Mais là, ça n’a rien de comparable. C’est extraordinaire ce truc. C’est quelque chose de très très puissant et multiple. » Pour la première fois, elle découvre également l’éjaculation féminine, provoquée par la stimulation du point G. « C’est comme de l’eau salée. C’est très impressionnant. » Aussi extraordinaire soit-elle, l’expérience est accessible à tout le monde, selon Karine, mais à deux conditions. « Il faut avoir envie de se découvrir et ne pas se décourager. Trouver le point G demande un peu d’entraînement. »

Après avoir exploré seule cette zone, désormais, Karine ne s’y rend plus sans son mari. « Maintenant que je me connais mieux, c’est magique de faire ça avec lui. »

 


 

Crème orgasmique

Tout droit venue du Canada, la crème d’excitation du point G de la gamme Shunga est un lait qui stimule cette zone. Il est fourni avec un manuel exposant les techniques et les différentes positions pour y parvenir.

 

Un peu de littérature…

Concoctée par la réalisatrice Ovidie, Osez… découvrir le point G tort joyeusement le cou aux idées reçues. Ludique, il guide les femmes –et les hommes- dans leur recherche de cette destination mystérieuse.

Vibrez à deux

Le « We vibe » est un sex toy conçu pour les couples. Grâce à sa morphologie, votre partenaire ressentira les vibrations en même temps que vous

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