L’INDÉMODABLE CASINOS COUPE CLARKE – Actuel Nouvelle-Calédonie

L’INDÉMODABLE CASINOS COUPE CLARKE

 

C’est une course qui rythme le monde hippique Calédonien depuis quatre vingt douze ans. Le 5 août prochain, l’hippodrome Henri Milliard ne dérogera pas à la tradition, en accueillant la 87ème édition de la Casinos Coupe Clarke de Nouméa. Entre organisations, entraînements et anecdotes, voici les clés pour mieux vivre l’événement incontournable de l’année 2018.
Par Lizzie Carboni – Crédit Photo : Bruno Moure

 

Ce n’est plus qu’une question de jours avant que les sabots des meilleurs chevaux du territoire ne foulent la pelouse de l’hippodrome Henri Milliard. Douze d’entre eux seront prochainement sélectionnés pour tenter de remporter la prestigieuse course de 1600 mètres, « la plus ancienne du monde » indique Éric Sauvan, président de la Société sportive de Nouvelle-Calédonie et organisateur de la course. Depuis 1926, date de la première Casinos Coupe Clarke, seules cinq écuries locales ont remporté la coupe en or. Car pour la gagner, il faut être vainqueur de la course sur trois années consécutives. Ivor Hill, la star de l’écurie Domaine de Sarraméa est le dernier champion en date, avec une victoire en 2013, 2014 et 2015.

 

C’est du local !

Plus qu’une compétition, cette journée hippique est une vitrine de l’élevage calédonien. « Seuls les chevaux nés et élevés en Nouvelle-Calédonie participent à cette course. C’est aussi une façon d’encourager l’élevage local. C’est la course suprême pour les chevaux locaux » explique Éric Sauvan. Toutes les grandes écuries du Caillou participent à cette course ; Domaine de Sarraméa, Dolbeau ou encore Gossoin, pour ne citer que quelques noms connus, sont inscrits chaque année. Dans les mois qui précèdent la compétition, plusieurs réunions hippiques ont lieu sur la Grande Terre et c’est très tôt, que l’on peut repérer les favoris. « Les entraîneurs prennent souvent les chevaux jeunes et les font travailler dès le début de la saison, et ils sont alors au top pour le 5 août » s’enthousiasme Éric Sauvan. Six mois d’organisation sont nécessaires pour planifier un tel événement. Mais ce n’est que quelques jours avant la course, qu’est connue la liste définitive des chevaux concourant pour le prix. À l’heure où nous écrivons ces lignes, certains se détachent déjà mais la surprise restera entière jusqu’au jour J.

 

Chacun son cheval de bataille

Sur les neuf courses au programme de la journée, la Casinos Coupe Clarke est la plus attendue mais aussi, techniquement, la plus difficile. « On est sur une distance de course particulière, entre le sprint (une course de vitesse) et le stay (une course de courte distance). On est entre deux ; et ce qui joue aussi beaucoup, c’est le placement de la corde » indique Éric Sauvan. Un placement laissé à la main du hasard qui fait souvent tout basculer, mais pas que. « L’an dernier, Sweet’As partait hyper favori. Mais il est arrivé deuxième. C’est une question de placement au départ de la course. Pacifique du Cap, habitué aux pelouses humides, a été chanceux en raison de la pluie qui était tombée la veille » raconte-t-il. Même si le hasard fait parfois bien les choses, tout repose sur les qualités du cheval. La maturité idéale se situe entre quatre et cinq ans, et le poids est aussi un critère déterminant. Il doit pouvoir être capable de galoper à une allure conséquente sans trop s’essouffler pour autant dès le départ de la course, car la distance à parcourir est longue. Ne dit-on pas : « Qui veut aller loin ménage sa monture ? » Et une fois les chevaux lancés, seuls les jockeys sont capables de manier les rennes à leurs avantages.

 

Le métier de jockey

Gil Gonzalez ou encore Christian Dolbeau, pour n’en citer que deux: ils ont été des jockeys locaux. Mais si les chevaux sont toujours des gars bien de chez nous, leurs cavaliers ne le sont pas systématiquement. C’est certainement ce mariage de nationalités qui réserve de belles surprises à chaque course. Alors pourquoi des jockeys venus de l’étranger ? « Il n’y a pas assez de manifestations sur le territoire pour faire vivre le métier ici. Cela demande également énormément de contraintes physiques pour le jockey » explique Éric Sauvan. Appelés à venir de France, de l’Île Maurice ou encore de l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ils font le déplacement uniquement pour l’épreuve, ce qui leur laisse parfois peu de temps pour s’habituer au cheval. Gagnant de la course l’an dernier avec Pacifique du Cap et son jockey Australien, Craig Luttrel, l’écurie Dolbeau a encore besoin de deux victoires pour remporter la coupe en or. Mais tout le monde le sait, chaque année, rien n’est joué et la Casinos Coupe Clarke est une course qui réserve toujours de belles surprises.

 

 

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