ELLES NOUS RENDENT FOLLES NOS HORMONES – Actuel Nouvelle-Calédonie

ELLES NOUS RENDENT FOLLES NOS HORMONES

 

 

Puberté, grossesse, règles, ménopause … la vie des femmes est rythmée par ses hormones et parfois celles-ci nous rendent folles (dans le syndrome pré menstruel par exemple). Quoiqu’il en soit, elles jalonnent nos vies féminines en cycles mensuels, menstruels. Approchons nous de ces hormones pour mieux les comprendre. Et si au lieu de subir, on acceptait ?
Par Audrey Carrière

 

Il était une fois : la puberté

Lola, 12 ans

Comment définis-tu la puberté ?
C’est quand tu as des boutons, des poils partout, tes règles et de la poitrine qui pousse.

As-tu ressenti des changements dans ton attitude ?
Je ne m’en rends pas compte, sauf que je réponds peut être un peu plus. Et je ressens plus le besoin d’aller sur internet (série, réseaux sociaux)

Qu’est ce qui te plaît ? Te dérange ?
J’aime : ma plus grande indépendance et je suis contente de ma liberté. Je n’aime pas : comme on me considère comme plus grande on m’en demande plus.

 

Laurence, 43 ans maman de Lola 12 ans et de Mina 9 ans

En quoi votre fille a t-elle changé ?
Côtés négatifs : elle est moins patiente, elle monte dans les tours en 2 secondes, elle est très très attentive à son allure, son physique. Elle est devenue pudique aussi (ne veut plus partager la salle de bains avec sa sœur)
Côtés positifs : l’échange entre nous est plus interactif, plus pertinent, plus intéressant, et l’on passe de bons moments mère-fille.

Comment l’aidez-vous à passer cette étape ?
Je prends beaucoup sur moi, je me mets en condition car elle ne gère pas bien ses émotions, j’explique au maximum ce qui se passe dans son corps (règles, poils etc..) Et par rapports à ses émotions aussi (le lien entre le psychique et les émotions explosives) je ne m’énerve pas car tout lui vient brutalement les mots et le ton. Je lui demande d’aller respirer, de se calmer pour revenir lorsqu’elle sera capable de me parler normalement, et je lui rappelle qu’à 12 ans elle n’a pas tous les droits.
Je la rassure sur le fait que ces explosions d’hormones sont normales et que sa psyché est modifiée, et lui apprends à s’excuser s’il y a eu des débordements.

Et votre puberté à vous ?
C’est flou. Mais je me retrouve beaucoup en elle dans son caractère. À l’époque on ne m’avait expliqué que le côté biologique et j’aurais aimé qu’on m’aide à gérer et comprendre les bouleversements émotionnels et les sauts d’humeur. Mais je ne regrette pas cette période, n’en ai pas de mauvais souvenirs, et j’avais la chance de ne pas avoir d’acné.

Parlez-vous librement de sexualité, de prévention ?
Pour l’instant elle « trouve ça dégoûtant » donc on l’aborde plutôt avec humour et sans tabous, ni pudeur.

 

Définition de la puberté

Avant 10 ans, le système reproducteur est à l’état juvénile. Il subit diverses modifications dictées par les hormones. La puberté est la période de la vie qui marque l’apparition des caractères sexuels secondaires (poitrine, pilosité, etc..) et le début de la période où la reproduction devient possible.

 

 

 

Tout se passe là-haut : dans notre cerveau

Lors de l’adolescence, il y a des changements de l’apparence physique et de la façon de penser, étant donné que la structure du cerveau change complètement. Tant que ce changement n’est pas fini, l’être humain n’est pas en mesure d’assumer les risques de ses actions.

À l’adolescence, le cerveau est un organe encore en chantier où neurones et connexions entre les neurones vont mourir en grand nombre. Les connexions les plus utilisées se renforceront, les autres disparaîtront. La très grande quantité d’hormones dans le cerveau influence directement la production de sérotonine (neurotransmetteur régulant l’humeur), ce qui peut expliquer l’instabilité des comportements à cette période.

Dès la puberté, vers 12 ans, les ovaires et les testicules commencent à fonctionner à plein régime. Les hormones qu’ils libèrent dans la circulation baignent les neurones du cerveau émotionnel et stimulent le besoin de s’affirmer, d’être pris au sérieux, de découvrir ce qui existe au-delà des frontières familières et de tester son appartenance au groupe.
Les parties du cerveau qui régissent les émotions changent également; elles se révèlent plus sensibles à l’adolescence qu’à l’âge adulte. Les adolescents ressentent les émotions avec plus d’intensité et de profondeur que les adultes.

 

Une maturation nécessaire pour mieux communiquer

Apprendre à gérer ces émotions est une étape clé de l’adolescence. La principale tâche des jeunes en matière de développement émotionnel est de parvenir à réguler eux-mêmes leurs émotions.

Alors que les adolescents sont davantage en mesure de vivre des émotions, leurs capacités à les réguler et à prendre des décisions continuent de faire quelque peu défaut. Par conséquent, apprendre à réguler ses émotions est une tâche qui s’avère de prime abord très difficile pour les adolescents.

Quelles clés pour accompagner nos petits en devenir vers l’âge adulte ?

Passez du temps encore avec eux pour qu’ils puissent se sentir en confiance dans la relation à l’adulte.

Si la communication s’avère trop complexe, peut être en ce cas faire appel à un adulte référent proche voire un thérapeute.

 

Et mes outils naturopathiques ?

J’opterai de préférence pour les fleurs de Bach qui allégeront en douceur sauts d’humeurs et émotions.

 

Pour les ados :

– Si excitation ou colère : Fleurs de Bach Impatience (elle porte très bien son nom dans ce cas-là)

Et pour nous parents (oui car pour nous aussi la tâche peut parfois être rude) on dit souvent qu’on reconnait l’entrée dans l’adolescence des enfants aux cernes de leurs parents !

– Pour l’épuisement physique et nerveux : fleurs de Bach : Olive
Veillez aussi à garder un œil sur le temps et la qualité de leur sommeil, en effet on a souvent tendance à laisser veiller nos ados un peu plus tardivement hors c’est l’un des moments de vie où le temps de sommeil doit être suffisant en quantité et en qualité.

Niveau alimentation, privilégiez les oléagineux riches en protéines et acide gras essentiel, du poisson à minima de 3 fois/semaine, bien sur les fruits et légumes frais et de qualité.

 

Une bonne hydratation avec de l’eau ou des infusions est indispensable

 

Bannir tous les sucres blancs et industrialisés (pain blanc, riz blanc, pâtes blanches..) préférer les céréales complètes et le miel ou les fruits secs.

C’est une étape merveilleuse que de devenir adulte, aidons-les de notre mieux afin que ces petits adultes en devenir deviennent des adultes conscients, empathiques et respectueux d’eux.

 

AUDREY CARRIÈRE
Praticien de santé naturopathe, Iridologue, Reflexologue
Spécialisée en micro-nutrition et phytothérapie
Consultations sur RDV au 75 35 15
48 bis route du Port Despointes – Faubourg Blanchot
FB : Audrey Carrière – Naturopathe Nouméa Iridologue

 

 

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