CE QU’IL FAUT DIRE OU NE PAS DIRE… – Actuel Nouvelle-Calédonie Magnum

CE QU’IL FAUT DIRE OU NE PAS DIRE…

Elles sont involontaires ou maladroites, il n’empêche que certaines phrases des parents blessent l’enfant et affectent leur confiance en soi. Pour les éviter, le discours de l’adulte doit être adapté, tout particulièrement envers les plus petits. Les mots des parents dépassent souvent leur pensée. L’enfant n’entend pas les choses de la même façon et les mots sont souvent facteurs de stress pour lui.

Par Kaëchel Mostah

 

Dépêche-toi

Il n’y a rien de pire que cette phrase prononcée à répétition pour transmettre votre stress quotidien à vos enfants. Transformez plutôt cette phrase désagréable par « le premier qui a fini de s’habiller gagne ! » qui les incitera à s’habiller plus vite sur une note positive.

Je te l’avais dit

C’est la pire chose à dire à un enfant après qu’il soit tombé à vélo ou qu’il échoue quelque chose. Vous ne risquez que d’aggraver son sentiment négatif face à l’échec et lui donner envie d’abandonner. Soyez plutôt là pour le réconforter ou l’encourager… tout simplement. Il tirera ses propres conclusions par lui-même.

Ton frère ou ta sœur a réussi

Cette phrase risque de réveiller un esprit de compétition entre vos enfants. En les comparant constamment, vous alimentez le sentiment qu’ils doivent toujours être meilleur que l’autre et vous laissez sous-entendre qu’il ne répond pas à vos exigences contrairement à son frère ou à sa sœur. Chaque enfant est différent avec ses qualités et ses défauts et vous devriez valoriser leurs différences.

Tu comprendras quand tu seras grand

Cette phrase laisse sous-entendre que vous savez tout et que votre enfant ne sait rien, alors qu’il n’en est rien. Essayez plutôt de trouver les mots justes qu’il pourra comprendre afin de lui expliquer certaines leçons de la vie ou des sujets délicats. Vous ne devriez jamais refuser d’aborder certains sujets avec vos enfants.

Tu peux faire mieux

Si vous croyez encourager votre enfant en prononçant ces mots, vous vous trompez complètement. Vous lui envoyez plutôt le message que vous n’êtes jamais satisfait et que ce qu’il fait n’est pas à la hauteur pour vos standards à vous.

 

J’apprécie quand tu…

Le message diffère de celui porté par « je t’aime ». On se concentre ici sur les comportements et sur les qualités de l’enfant. Les deux sont à utiliser.

Bravo pour tes efforts

Il est indispensable que les enfants aient une image d’eux-mêmes comme des êtres en perpétuelle évolution via l’apprentissage. Ne pas leur dire qu’ils sont « bons » : on les prive de leur participation à leur réussite.

Merci

Un mot simple qui a tant d’implications dans le présent ainsi que dans le futur. Les relations sociales en dépendent grandement. De plus, le « merci » est la clé de la pratique de la gratitude. Un pilier de la psychologie positive et de l’appréciation de la réalité.

Imagine qu’on soit d’accord, on ferait comment ?

On établit ENSEMBLE des solutions qui remplissent les besoins de chacun. Il s’agit de coopération.

Dis-m’en d’avantage

Cette phrase facilite l’expression de l’enfant et lui signifie son importance à vos yeux. De plus, cette attitude d’écoute lui servira de modèle pour ses propres interactions sociales.
Ecoutez-le !

Lisons ensemble

Lire des histoires à un enfant a d’immenses vertus. Cela développe la passion pour les livres et l’envie d’apprendre. Le livre est ainsi associé à la notion de plaisir. C’est une manière d’emmener l’enfant sur le chemin de l’apprentissage en multipliant les occasions d’échanges constructifs.
La lecture est un moment privilégié pour resserrer les liens et créer de l’ancrage positif.

Nous faisons tous des erreurs

C’est l’une des clés pour contourner la peur de l’échec et favoriser l’autocompassion. Les erreurs font partie de l’apprentissage. Rassurez-le sur le fait que nous en faisons tous, vous compris. Il est bon de le rappeler (souvent). Un échec est une chance de mieux recommencer.

Je te demande pardon

Dans la même logique que le droit à l’erreur, nous devons apprendre à nous excuser quand nous avons commis une erreur ou même blessé un enfant par des mots durs ou des attitudes blessantes. Cette phase est le début d’une action réparatrice. L’enfant nous imitera plus facilement.

Qu’en penses-tu ?

Cette phrase est une invitation à une conversation qui donne une place aux opinions de l’enfant.

Oui

Prenez l’habitude de dire « oui » plutôt que « non ». Et de manière générale à formuler vos phrases de façon à parler de ce qui est possible plutôt que ce qui est impossible.

 

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