LE RUGBYMAN OU COMMENT JE ME SUIS FAIT PLAQUER – Actuel Nouvelle-Calédonie

LE RUGBYMAN OU COMMENT JE ME SUIS FAIT PLAQUER

Imaginez se faire plaquer par un rugbyman : la force de la chute, tout le corps qui s’étale, la tête à terre, le visage dans la boue, la bouche entre ouverte, chercher à respirer, sentir ce poids au-dessus de nous de +100 kg qui nous écrasent et nous empêche de faire le moindre mouvement. L’horreur ! Vous imaginez bien la scène ?

Tout cela pour vous expliquer que cette expression “se faire plaquer” à tout son sens : ça fait super mal quand ça arrive !
Se faire plaquer ou se faire larguer expression qui donne bien le ton. Larguer les amarres, on se représente bien dans un petit bateau seul-e, perdu-e et là notre chéri-e qui détache la corde qui nous relis au bord et nous abandonne à notre propre sort. Le petit bateau emporté par le courant, la côte qui s’éloigne doucement …Seul-e ! Voici le nouveau mot qui résonne d’un seul coup ; je suis tout-e seul-e.
Cathy raconte : “Mon homme m’a quittée . Enfin, je ne sais pas trop en fait, il est parti parce que je lui ai demandé et en même temps ce n’était plus vivable. Mais il a tout fait pour ce soit moi qui prenne cette satanée décision. Je n’avais pas envie de la prendre et pourtant je voyais bien qu’on ne pouvait pas rester comme ça dans cette situation. Je ne comprends rien, j’ai l’impression que tout s’écroule autour de moi sans pouvoir intervenir. Je ne sais plus ce que je veux ou ne veux pas. Je suis passée de la femme dynamique au mode poisson rouge, genre 2 pensées qui tourne en boucle dans ma tête.

Nous y sommes ! Voici les 1éres sensations ressenties quand on vient d’être quitté-e. Incompréhensions totales ? C’est fini ? Vraiment fini ? C’est ça le problème.
L’autre : le vilain ou la vilaine qui ne veut plus de nous, essaye tant bien que mal de ne pas trop nous faire mal. IMPOSSIBLE ! Un Scud en plein face ça fait MAL.

Alors pour atténuer la douleur le plaqueur-se va nous dire gentiment qu’il/elle réfléchit, qu’il ne sait pas où il/elle en est, qu’il/elle a besoin de temps et surtout d’espace et que le mieux étant de se séparer quelques temps et d’attendre. Attendre quoi ? Attendre le moindre signe qui pourrait faire croire que l’histoire n’est pas finie. Chaque texto, msg sur FB ou mot prononcé sera décortiqué, analysé pour tenter de comprendre ce que l’autre pense. Et là commence les spéculations, on imagine ce que l’on a envie d’entendre. Et on se fait tous les scenarios du monde avec un espoir qu’ils se réalisent. Et Malheureusement, ce n’est pas la réalité.

“ Si il/elle m’a écrit c’est qu’il/elle pense encore à moi et que peut être… ”

“ S’il/elle me demande de garder son chat c’est un signe hein ? ”

“ S’il/elle me sourit c’est que… ”

Tuhtuhtuhtuh STOP ! On arrête tout !

  • 1 – N’essayez pas de vous mettre à sa place !!! Déjà il/elle ne sait pas où il/elle en est alors vous pouvez encore moins le savoir.
  • 2 – L’histoire-là maintenant tout de suite est finie FINIE !!! Ce qui ne veut pas dire qu’une autre histoire ne peut se créer mais il faut accepter que ce soit finie c’est important.
  • 3 – Ne le relancer pas, il/ elle a envie d’être seul-e et surtout ne pas rentrer dans des explications.
  • 4 – Soyez actif-ve pensez à vous ! Sortez, bougez, voyez des amis, confiez- vous. Faites du sport pour vous défouler.

Paolo témoigne : “ j’ai ressenti une énorme douleur au niveau de la poitrine, comme si ma cage thoracique se compressait de l’intérieur, c’était horrible. Cette sensation a durée plusieurs jours pour ensuite se dissiper peu à peu quand j’ai accepté cette situation

Delphine explique : “je me suis sentie perdue, le monde autour de moi s’écroulait plus rien n’avait d’importance. J’ai eu l’impression de me perdre moi-même c’est à ce moment-là que j’ai réagi. Je ne voulais pas sombrer ça ne servait à rien. J’ai décidé de passer mon permis moto, ça faisait des années que j’y pensais sans jamais oser. Je l’ai fait j’ai réussi. Cette victoire sur moi m’a permis d’avancer et de vivre autrement.”

Le plus difficile est d’imaginer la vie sans l’autre. Ce manque devient oppressant. Ces questions qui fusent pour essayer de comprendre nous handicapent pour toutes autres réflexions. Et puis il y a l’égo qui fait mal, on nous a abandonné, lâché, largué ! Qui ? Moi ? Mais ce n’est pas possible ! Que s’est-il passé pour en arriver à cet extrême ?

Il n’y a pas une réponse à ce fameux pourquoi mais une multitude de raisons qui ont découlé sur ce choix de séparation.
Ce temps seul-e peut être un moment de réflexion sur soi-même et comprendre qui on est vraiment, ce que l’on aime, ce que l’on souhaite dans une relation amoureuse. Il est temps aussi de se poser les bonnes questions : Cette relation me convenait-elle vraiment ? Est-ce que j’étais heureux-se ? Est-ce que j’étais moi-même ?

Sarah raconte : “ Sur le moment j’étais très triste car je ne m’y attendais pas vraiment. Puis au fil des jours je me sentais légère comme un poids qui disparaissait. Je ne peux pas dire pourquoi mais je me suis rendue compte que notre histoire ne me convenait pas mais par habitude je n’ai rien fait pour que ça change.

Aussi, il faut voire du positif dans toutes expériences ; vous vous êtes aimés, vous avez partagés des bons moments et ça vous l’avez vécu !

La meilleure façon d’être heureux avec quelqu’un est d’apprendre à être heureux seul. Ainsi la présence de l’autre est un choix et non une nécessité.
Une nouvelle aventure s’offre à vous ! Une rencontre avec vous même !

 

Charlotte de Buzon
Sexologue et Thérapeute de couple
Consultation sur rdv en individuel ou en couple au 83 30 10

à la Vallée du Tir Nouméa
FB: Sexologue Nouméa Charlotte de Buzon NC
Site Web : www.sexotherapeute.nc
Chaîne Youtube : M’en Parle Pas ! Sexologue

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