LE SPM ou LE SYNDROME PRÉ-MENSTRUEL – Actuel Nouvelle-Calédonie

LE SPM ou LE SYNDROME PRÉ-MENSTRUEL

 

Nom barbare désignant les troubles apparaissant les jours précédents les règles. Beaucoup de femmes malheureusement connaissent ces symptômes souvent plus ou moins puissants. Prise de poids, rétention d’eau, envie de sucré et de gras, irritabilité, humeur morose… et pfiouu tout disparait dès les 1ers saignements.
Par Audrey Carrière

 

Pourquoi tant de changements, comment y remédier ou
améliorer sa qualité de vie à ce moment-là ?
Chaque mois c’est une bataille que se livrent de nombreuses femmes pour gérer ces divers symptômes. Commençons par un témoignage, puis je vous expliquerai comment fonctionnent vos hormones dans votre cycle, puis vous donnerez quelques conseils naturopathiques pour vous aider.

 

 

Marianne, 35 ans

Comment vivez-vous ce moment avant vos règles ?

Mieux qu’avant, j’ai appris à me connaître. Avant j’avais l’impression de ne plus me reconnaître et depuis que j’accepte, je prends soin de moi. J’accueille le fait d’être cyclique et cela m’aide beaucoup.

 

Quels sont vos symptômes ?

J’ai faim, je me sens épuisée, j’ai froid, je suis irritable et je deviens maniaque. Quand mes enfants sont là c’est plus difficile d’accepter leur désordre.

 

Est-ce que cela a eu une incidence sur votre vie ?

Côté pro je prends sur moi, par contre niveau perso c’est un lâchage complet, je suis irritée et agacée par les autres, j’ai même du mal à supporter la proximité physique. Je suis en conflit et pas disposée à donner. J’ai envie de changer de mec, de vie etc…

 

En avez-vous conscience sur le moment ?

Depuis peu oui, mais j’ai mis du temps à le reconnaître. J’en ai parlé avec d’autres femmes qui m’ont permis d’accepter cette part de ma féminité. Que cela était normal et pas une maladie, grâce à ça je me sens plus femme.

 

Vos grossesses ont-elles changé quelque chose ?

Les symptômes sont nettement plus marqués, peut-être à cause de la fatigue liée aux enfants ?

 

Quelles aides ou solutions avez-vous trouvées ?

Apprendre à mieux me connaître a vraiment été libérateur pour moi, je prends soin de moi dans ces moments-là, je mange de manière régressive, je reste sous la couette, je me fais une bouillotte, je m’accorde de la douceur. Je m’autorise à ne rien faire sans culpabiliser.

 

Quel a été le regard médical ? Quelles aides avez-vous reçues ?

Je n’ai jamais parlé de cela avec mon gynécologue car je n’avais pas envie d’être jugée avec le typique « Elle a ses règles. » mais j’ai pu en parler avec vous en naturopathie et je me suis libérée de cette exigence d’être une femme parfaite. Tout en ayant des solutions avec des compléments alimentaires qui m’ont énormément aidée.

 

 

Que se passe t ’il dans notre corps durant notre cycle menstruel ?

Le cycle menstruel se répète tous les 28 jours environ. Au premier jour des règles, le cerveau commence à sécréter de la FSH, ce qui a pour effet de stimuler les ovaires. Pendant 14 jours, cette hormone favorise la sécrétion d’estrogènes et la maturation du futur ovule. Quelques jours avant l’ovulation, le cerveau commence à sécréter de la LH.
Au 14e jour du cycle, les taux sanguins de LH sont élevés : l’ovulation a lieu et l’ovaire commence à sécréter de la progestérone.
Cette hormone épaissit la paroi interne de l’utérus (l’endomètre) et la prépare à recevoir l’œuf. Sous l’effet de la progestérone, le cerveau cesse progressivement de sécréter la FSH et la LH : les ovaires diminuent leur production d’estrogènes, puis de progestérone, jusqu’au prochain cycle. La diminution des taux sanguins de l’ensemble de ces hormones est responsable du déclenchement des règles. La chute des taux sanguins d’œstrogènes et de progestérone provoque des saignements de l’endomètre : sa partie la plus superficielle se détache de la paroi de l’utérus et s’élimine avec le sang. Ce sont les règles, qui durent de trois à sept jours. La quantité de sang perdue lors des règles est limitée : l’équivalent d’une à six cuillerées à soupe.
Ce sang est mélangé à du liquide qui filtre à travers la paroi de l’utérus et à de très petits morceaux d’endomètre. Il ne coagule pas.

 

ZOOM sur le rôle de ces 2 hormones :

Les œstrogènes sont responsables du développement des organes féminins au moment de la puberté : utérus, seins et épaississement de la paroi du vagin.
Ils agissent également sur le cerveau, participent à la consolidation des os, féminisent la voix et jouent un rôle important dans la qualité de la peau et des cheveux. Ils sont également responsables de la répartition du tissu adipeux (graisse) sur les hanches et les cuisses, et rendent les femmes plus sensibles aux problèmes veineux (comme, par exemple, la phlébite).La progestérone est produite par les ovaires après l’ovulation (le moment où l’ovule est libéré par l’ovaire). Elle complète et contrôle les effets des œstrogènes. Elle permet l’implantation de l’œuf dans l’utérus et participe au bon déroulement de la grossesse. Elle tend à augmenter légèrement la température du corps.

 

Ça c’est quand tout se passe bien, et qu’en est-il des dérèglements ?

On soupçonne souvent une hypersécrétion de l’estrogène en 1ère partie du cycle autrement appelée hyperoestrogénie vraie, ou bien un taux de progestérone trop bas en seconde partie soit dit une hyperoestrogénie relative. Ceci pourrait être une explication pour ces désagréments rencontrés par quasiment 75% des femmes à chaque cycle.
Peu d’études viennent corroborer ce postulat, cependant en rééquilibrant en douceur le cycle, des améliorations très nettes et un meilleur confort de vie se font ressentir.

 

 

Quelles solutions en naturopathie ?

En premier lieu il est important d’écouter son cycle, son ressenti, d’accueillir et d’accepter que nous sommes dans un moment plus fragile, de plus grande sensibilité.
J’invite souvent les femmes à se ressourcer, se mettre en douceur, en harmonie avec elle-même, à lire, se reposer, écouter de la musique tranquillement, voire exprimer sur un journal intime leurs pensées, leurs ressentis afin de les exorciser. De communiquer à ses proches (conjoint, enfant..) que c’est son moment à elle, qu’elle a besoin de plus de calme dans son quotidien, d’attention, d’isolement aussi, et qu’il est nécessaire de le respecter et le comprendre afin de limiter les conflits. Limiter les excitants comme le café ou le thé, préférer des infusions de romarin, de mélisse, d’alchémille. Eviter une consommation excessive de sucre mais préférer des féculents de bonne qualité à index glycémique bas comme du riz complet, de l’igname, des patates douces.
En supplémentation, l’huile d’onagre fait des merveilles, 2 à 3 capsules à prendre en seconde partie de cycle soit du 15e au 26e jour, durant 3 cycles minimum.
En pharmacie Feminabiane SPM.
Pour approfondir nous voyons en consultation l’état général du système digestif, l’état de stress qui va amplifier le phénomène bien souvent, et nous régulerons tout cela sur mesure et de manière individuelle.

 

AUDREY CARRIÈRE
Praticien de Santé Naturopathe – Iridologue – Réflexologue
Spécialisée en micro nutrition, phytothérapie et aromathérapie.
Consultations sur RDV au 75 35 15
10 Rue Aymard à Magenta.
FB : Audrey Carrière Naturopathe Nouméa

 

 

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