ALLO MAMAN, DODO ! – Actuel Nouvelle-Calédonie

ALLO MAMAN, DODO !

Dormir, poser la tête sur l’oreiller et n’ouvrir les yeux qu’au petit matin frais et dispo…
Quel rêve pour 1/5 de la population mondiale. En effet, 1 personne sur 5 souffre d’insomnie, ou de trouble du sommeil.

Par Audrey Carrière

TOUT D’ABORD DÉFINISSONS LE SOMMEIL PUIS LES INSOMNIES

Le sommeil tout d’abord

Le sommeil occupe plus d’un tiers de notre vie. C’est un état physiologique périodique de l’organisme, notamment du système nerveux, pendant lequel la vigilance est suspendue et la réactivité aux stimulations extérieures amoindrie.
Les différentes phases du sommeil :
• L’éveil
• Le sommeil lent lui-même divisé en 3 phases : l’endormissement, le sommeil lent léger et le sommeil lent profond
• Le sommeil paradoxal.
Au cours d’une nuit, 3 à 5 cycles d’environ 90 min vont se succéder.

A QUOI SERT LE SOMMEIL ?
Il est une fonction biologique essentielle, en effet nous ne pouvons pas vivre sans dormir. C’est une alternance entre activité et repos qui va avoir des fonctions de restauration de nos forces physiques et psychiques. Il joue un rôle dans la conservation de notre énergie; Il participe activement à non seulement consolider notre mémoire, mais aussi à traiter des informations et à l’apprentissage de nouvelles tâches. Il élimine les toxines, stimule les défenses immunitaires, il régule l’humeur, il produit les hormones de croissance et la mélatonine, il régule la glycémie et l’appétit. Vous l’avez sans doute déjà compris, notre sommeil est vital et indispensable à un bon équilibre. Ca c’est quand tout fonctionne bien. Mais il y a parfois un grain de sable dans cet engrenage qui perturbe la qualité et la quantité de sommeil : les insomnies ou troubles du sommeil.
En naturopathie on considère que le sommeil est altéré si la personne après une nuit de sommeil, se sent fatiguée au réveil (et ce, même si sa nuit a duré 8h non stop !).

Les insomnies

L’insomnie se traduit par un sommeil de mauvaise qualité, avec un endormissement difficile et des réveils plusieurs fois par nuit, voire un réveil trop précoce le matin.
On parle d’insomnie chronique lorsqu’elle survient plus de trois fois par semaine et depuis plus de trois mois. A ne pas confondre avec l’insomnie passagère, qui peut survenir une ou deux nuits sans incidence majeure.
En l’absence de sommeil de qualité de nombreux dysfonctionnements vont altérer le corps et l’esprit :
somnolence durant la journée, manque de concentration, appétit pour des aliments sucrés et gras donc un risque de prise de poids accrue, irritabilité, fatigue, immunité diminuée, une plus grande maladresse, déprime voir dépression ( lorsque l’insomnie s’installe sur du long terme, la personne a souvent un sentiment d’impuissance ).
De nombreuses conséquences affectent les insomniaques souvent mal compris par leur entourage. C’est un problème « muet » qui ne se voit pas mais entraîne de grandes souffrances psychologiques et sociales.

Les causes des insomnies

Elles sont nombreuses et il existe presque autant de troubles du sommeil que d’insomniaques ! D’où l’intérêt en consultation d’un interrogatoire minutieux et d’une prise en charge individualisée. J’aborderais ici les principales causes de l’insomnie, c’est bien entendu une liste non exhaustive et très généraliste.

• Le stress est notre grand gagnant sans surprise !
Évidemment il est partout et même un stress positif peut s’avérer un perturbateur de la qualité de vos nuits (un mariage bien qu’heureux événement va généralement vous faire passer quelques nuits blanches) cependant le stress et l’anxiété du quotidien est le plus grand pourvoyeur de difficultés du sommeil, l’esprit sans cesse en ébullition, l’anxiété au travail ou dans une relation affective. Les personnes très exigeantes envers elles-mêmes, l’hyper contrôle, les adultes et enfants à haut potentiel ont souvent un sommeil perturbé.

• L’hygiène de vie
La consommation excessive d’excitants : cola, café, thé, alcool; les dîners trop copieux, un environnement bruyant, une activité trop stimulante le soir : sport intensif ou écrans.

• Certaines maladies
Les reflux gastriques, l’hyperthyroïdie, l’asthme nocturne, les jambes sans repos, les apnées du sommeil, les pathologies douloureuses : cancer, douleurs inflammatoires articulaires.

Quelles solutions pour améliorer son sommeil ?

Il n’y a pas de recette miracle malheureusement. La prise en charge des troubles de l’insomnie se fait sur du long terme et nécessite une mise en place quotidienne de rituels et d’habitudes visant à installer un sommeil de meilleur qualité.

Quelques pistes cependant et des outils à la portée de chacun

Bien évidemment et en premier lieu : trouver la cause de cette perte de sommeil et…la traiter. Celle ci peut venir de très loin : la perte d’un être cher durant l’enfance, une séparation, etc. Cette prise en charge sera accompagnée par une psychothérapie plus ou moins longue mais néanmoins nécessaire et indispensable.
Faire « vérifier » votre sommeil par un enregistrement de celui-ci afin de déceler s’il n’existe pas des problèmes d’apnée du sommeil.
Le fameux lâcher-prise : et oui ! Lorsqu’on ne dort plus on ne pense qu’à ça du matin au soir, hors il est important de poser son esprit et de lui permettre une fenêtre, un sas de décompression : à tester la méditation guidée (sur Youtube, c’est gratuit et il y en a des milliers !) notamment le scan corporel, l’écoute d’ondes delta avant de s’endormir, la respiration cohérence cardiaque.
Votre chambre : votre lit n’est fait que pour dormir et faire l’amour ! Oui point d’ordinateur, ni de Smartphone, pas de télévision dans votre lieu de repos. Une pièce tempérée, un rideau occultant, pas de lumière, pas d’ondes, et pas de bruit. Vous devez vous y sentir en sécurité.
Une alimentation légère le soir : éviter choucroute/bière ou pizza/vin rouge. Une alimentation trop riche et trop protéinée induira une digestion complexe qui vous empêchera de tomber dans les bras de Morphée.
Éviter l’alcool car même s’il donne l’impression de somnolence et favorise un endormissement, les réveils nocturnes seront fréquents plus tard durant la nuit et la qualité de récupération sera moindre.
Limiter les excitants : c’est un cercle vicieux : ils vous aident à tenir durant la journée mais surexcitent votre système nerveux qui n’arrive pas à débrancher le soir.
Faire une sieste courte maximum 20 min après le déjeuner mais avant 15h.
Se coucher et se lever à heures fixes, même le week-end et durant les vacances.

La phytothérapie peut vous aider.

En fonction de la cause et de la forme de vos troubles du sommeil, plusieurs plantes pourront vous venir en aide. La bien connue Valériane qui permettra de remettre le train du sommeil dans le bon ordre. L’Echscholzia qui raccourcira le temps d’endormissement. Le Griffonia qui apportera de la sérotonine le fameux neuromédiateur de la sérénité. La belle Passiflore qui calmera les tensions nerveuses. Et bien d’autres encore. J’affectionne beaucoup la Fleur de Bach : Rock Water, elle permet de lâcher prise, de s’octroyer le droit de baisser la garde, un problème récurrent chez les insomniaques étant l’hyper contrôle, cette fleur va aider à diminuer ce besoin. 2 gouttes sous la langue le soir au coucher.

Plonger dans les bras de Morphée en toute quiétude n’est pas donné à tout le monde, mais ne vous méprisez pas ni ne vous torturez pas l’esprit, ces instants de veille peuvent aussi donner lieu à une ouverture sur votre créativité.. pourquoi ne pas écrire, ou peindre.. et profiter de ces instants de silence rien qu’à vous.

 

AUDREY CARRIÈRE
Praticien de Santé Naturopathe – Iridologue – Reflexologue
Spécialisée en phytothérapie, aromathérapie, micronutrition,
relation d’aide, fleurs de Bach.

Consultations sur RDV au 75 35 15  – 10 rue Aymard-Haut de Villa
FB : Audrey Carrière –Naturopathe Nouméa Iridologue
E-mail : naturaudrey.nc@gmail.com

 

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